Les choses ne s’arrangeront pas d’elles-mêmes. La crise est profonde et structurelle, la précarité regagne du terrain, notre modèle social est attaqué de toutes parts, la croissance reste faible, les inégalités explosent, les défis environnementaux sont énormes, le néolibéralisme sert les plus nantis, etc.

Tout le monde espère le retour d’une croissance supérieure à 2-3 %. Cela permettrait à L’Etat d’assurer ses énormes besoins en financement en générant plus de recettes fiscales et parafiscales : TVA, accises, etc. sans devoir raboter le train de vie de l’Etat et pas besoin de lever des impôts nouveaux. Quelle aubaine ! Voilà pourquoi la plupart des hommes politiques invoquent (mais y croient-ils vraiment ?) la croissance future comme la solution miracle à cette crise qui s’éternise. Mais la croissance ne décolle pas depuis plusieurs années et les prévisions ne sont guère optimistes en la matière. Le retour prochain de la croissance au delà de 2 % est un leurre
Par ailleurs, certains laissent entendre que des économies seules suffiront à combler nos besoins grandissants. Rien n’est plus faux. Nous n’échapperons pas à une augmentation globale de la fiscalité.
D’autres défis s’ajoutent aux difficultés évoquées : l’arrivée des robots dans notre vie quotidienne avec, à leur suite, l’hécatombe des emplois, l’industrialisation 4.0, l’ubérisation des services, la précarisation du travail, la mobilité, le prix de l’immobilier, la gestion de l’immigration arabe et turque de deuxième et troisième génération présente en Belgique, les flux migratoires des réfugiés, etc.

Vous le comprenez, cela ne passera pas tout seul.
Toutes ces questions impactent en premier les jeunes, surtout peu formés, qui entrent sur le marché de l’emploi et veulent fonder une famille. Si rien ne se passe, il y aura de moins en moins d’activités à haute intensité de main-d’œuvre faiblement ou même moyennement qualifiée. Ces travailleurs seront alors relégués vers des positions peu valorisantes, mal payées, très inconfortables.
Mais, les gens de plus de 50 ans seront aussi fortement impactés. Ils ne manqueront pas d’être un peu perdus face à l’évolution que la société leur impose : informatisation, bureaucratisation, judiciarisation, augmentation de l’âge de la pension, etc.