Après la guerre, l’abondance de travail a favorisé l’intégration des immigrés. Malheureusement, nous devons constater que, pour le moment, la gestion de l’immigration n’est pas optimale et est insuffisante sur le plan socio-économique et culturel. Des quartiers défavorisés ont émergé, surtout à Bruxelles et dans les grandes villes. Les populations belges et immigrées se sentent mal à l’aise pour des raisons diverses, souvent à cause de la délinquance. Le problème existe, il faut le régler.

On a accumulé beaucoup de retard et le problème est profondément ancré dans notre société. L’idée est de laisser les gens exprimer leur peur, leurs craintes, leurs rêves, les problèmes auxquels ils sont confrontés et d’élaborer un projet réaliste, rigoureux et humaniste en tenant compte des avis de toute la population.

Un long travail de rapprochement des communautés est à faire sur base du respect des croyances des gens et des libertés individuelles, avec un socle de valeurs communes que constituent La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. Seule une éducation bienveillante et en profondeur pourra construire ce socle commun.

La société doit voir l’intégration des immigrés dans son ensemble : urbanisme, éducation, logement, travail, culture… ; il est question aussi d’évaluer régulièrement la situation des immigrés pour ajuster les mesures si nécessaire en visant une réelle intégration.

Le problème des réfugiés existe. La dignité humaine nous impose de les accueillir avec décence et de traiter leur dossier le plus rapidement possible. En danger de persécution, de torture et/ou de mort, il ne fait pas l’ombre d’un doute que l’accueil doit être organisé sérieusement pour que les réfugiés s’intègrent rapidement dans notre société : apprentissage obligatoire de la langue, familiarisation de la culture et des lois belges, formation en vue d’un travail, logement adéquat et momentané (le temps de l’intégration) en dehors des zones de ghettos bien connues à Bruxelles ou dans les grandes villes.