Loin des raccourcis populistes : des chercheurs de l'UCL étudient l'impact économique de l'immigration

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De nombreux partis populistes rejettent la faute de tous les maux de notre société sur « les migrants ». Une étude de l’UCL (D. de la Croix, F. Docquier et B. Van der Linden) analyse les impacts économiques de la migration et leurs conclusions sont pour le moins intéressantes.

Télécharger l'étude (pdf) ici : https://perso.uclouvain.be/david.delacroix/popular/migmag.pdf

En voici un résumé :

1- Le nombre de migrants reste faible (10% en Europe).

2- Effet sur le marché du travail : Ils ne volent pas le travail des résidents, ils occupent des fonctions que les natifs ne désirent pas occuper (« Complémentarité » sur le marché du travail).

3- Effet sur le salaire des natifs : l’étude la plus pessimiste (USA) montrerait que les migrants auraient un impact négatif entre 0.1 et 0.5% sur le salaire des natifs. Les études les plus récentes en Europe montrent qu’au contraire, l’arrivée de migrants, souvent "peu-qualifiés", permet d’huiler l’économie et augmente la productivité des entreprises et la demande de travail de "natifs".

4- Effet sur les finances publiques : l’effet d’une arrivée de migrants aura un impact sur les finances publiques qui dépendra du niveau d’étude desdits migrants (universitaires: impact très positif; détenteur d’un diplôme de secondaire: même impact qu’un natif; non-qualifié: impact positif à court terme (entre 25 et 55 ans), mais l'impact deviendra négatif à long terme).

5- Effet sur la criminalité : certaines études montrent qu’il y aurait un impact à partir de la 2e génération ; ce qui démontre l’importance d’une intégration réussie.

Oxygène a créé une cellule migration, dont la première réunion a eu lieu ce vendredi 23 mars 2018, afin de définir sa politique en la matière, dans le respect des droits fondamentaux et de la capacité d’accueil de notre pays. N’hésitez pas à rejoindre cette cellule et à nous donner votre avis : contact@oxygene.be